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Robin Williams

Un bout d’enfance qui s’en va

« Ô moi ! Ô la vie ! Tant de questions qui m’assaillent sans cesse, ces interminables cortèges d’incroyants, ces cités peuplées de sots. Qu’y a-t-il de bon en cela ? Ô moi ! Ô la vie ! ». Réponse : que tu es ici, que la vie existe, et l’identité. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime… Quelle sera votre rime ? – Le Cercle des poètes disparus.

Robin Williams s’en est allé, il est mort.

Cela mérite absolument quelques mots griffonnés dans ce journal pour ce qu’il était. Au delà de la perte d’un grand acteur comme l’auront dit toutes les stars et autres personnages publics, c’est une perte tragique pour ma génération et pour ne pas parler en leur nom, pour moi.

Il faut dire que cela représente quelque chose. Ce n’est pas seulement un sourire qui nous a accompagné dans nos soirées en famille. Non, c’était le héros des pleurs d’enfant, le Peter Pan de mes nuits, le papa génial, le fou, le rigolo, c’était la vie tout entière.

Lorsque j’étais enfant, je passais beaucoup de temps à regarder des VHS que mes parents avaient enregistré et parmi ceux là, il y avait souvent Jumanji, et Madame Doubtfire, et Hook. Et puis Jack, un film moins connu mais sur lequel j’ai tellement pleuré.

Alors ce matin, c’est vraiment un bout de mon enfance qui est parti. Il ne restera que les images gravées de mes rires d’enfant et de mes larmes d’adulte.

Quand même les clowns baissent les bras, je me demande alors que reste-t-il de bien sur cette planète.

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Je poste de tout ici, photos, impression, vidéo. C'est une trace que je laisse pour me rappeler des choses que j'ai tendance à oublier...

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