Catégorie : Entreprendre avec le bonheur

Entreprendre et être heureux à l’#étranger

Entreprendre à l’étranger, c’est le sujet de mes réflexions depuis que j’ai 20 ans. Et je voulais me rendre aux USA qui plus est !

Pour ceux qui me suivent, ils savent donc que j’ai eu le bonheur de le faire de 2015 à 2019 avec la création de Maison Parisienne, une marque de Coffee Shop à la française, à Chicago.

Il faut être mieux préparé qu’en France

La première chose que je peux vous dire, c’est que construire une entreprise à l’étranger se prépare à l’avance. Pour ma part, j’ai mis une année entière à tout fignoler mon projet, obtenir les visas et commencer l’activité.

Renseignez-vous auprès des autorités compétentes de toutes les démarches, et faites-vous accompagné d’un avocat si vous avez les moyens.

J’avais négocié un tarif avantageux avec le mien en échange de m’occuper des parties les plus faciles. Il m’avait fait une ristourne de 30%.

Ne négligez rien

N’oubliez pas de consulter les autres éléments de votre vie personnelle, comme la santé, la retraite, les impôts personnels, ils seront déterminants par la suite.

Lisez et relisez les documents, faites les traduire dans la langue de destination. Mon niveau d’anglais avant de partir était extrêmement mauvais, aujourd’hui je parle couramment et je regarde les films en anglais sans aucun problème. La langue ne doit donc pas être un frein, croyiez mon expérience.

N’oubliez pas de mettre de côté une poire pour votre soif comme dit ma grand-mère. En effet, gardez quelques centaines d’euros pour revenir en vacances, vous amuser, etc. Il est important aussi de vivre le pays de destination en tant qu’habitant. Nous avions un peu trop laissé de côté cet aspect sur les premiers mois.

Prévoyez de bons objectifs financiers, atteignables, mais assez hauts tout de même pour vous offrir des primes ou des weekends dans le pays. Nous avions fixé un chiffre d’affaire à atteindre pour aller visiter Las Vegas et cela nous a tous stimulé pendant des semaines. Ce fut un bonheur lorsque les ventes ont atteint le montant. Ce fut un week-end mémorable de casinos !

La famille et les amis

N’oubliez pas de fournir vos contacts à la famille et aux amis, c’est cette partie qui vous manquera le plus. J’en suis sûr. Certain !

Pour tous les expatriés que j’ai rencontré, c’est cette part absente qui va les faire rentrer. On est riche de ses amis !

Alors, il faut mettre des créneaux en place pour se parler avec le décalage horaire et prévoir des retours au pays de temps en temps.

Comprendre votre marché

Une grande erreur de mon projet aura été d’appliquer aux États-Unis les exigences que je me serais appliqué en France.

C’est ainsi que j’ai conçu des recettes en utilisant des produits d’exception, français et importés. Ils ont donc coûté très cher et notre rentabilité s’est vu rognée sur la première année.

Alors bien sûr, les expatriés français ont adoré de suite tous nos produits parce que la qualité du produit était présente mais les Américains, eux, (notre principal source de revenus) n’ont pas vu de différence lorsque je suis passé à une farine américaine par exemple ou un beurre local.

L’exigence et la perception du goût d’un pays sont vraiment différentes d’un pays à l’autre : il faut s’adapter au marché local pour mieux engendrer des bénéfices.

De la même manière, je m’étais mis en place des freins psychologiques à ne pas dépasser : par exemple utiliser des produits industriels ou des produits semi-finis m’étais impossible quand j’ai conçu le projet. Après deux ans, je me suis rendu compte en essayant certains produits semi-industriels que les consommateurs aimaient cela et en redemandaient quand j’en avais plus.

Un comble pour l’artisan que je suis, qui s’évertuait à rendre tous les produits maison, naturels et frais. Malheureusement, c’est la loi de l’offre et la demande. C’était quelque chose que je trouve toujours affligeant.

Profitez des moments durs comme des bons

Pour ceux que cela intéresse, je ferai un autre article sur l’expatriation aux États-Unis et plus particulièrement sur les différentes étapes qui m’ont amené à m’installer aux États-Unis, à Chicago.

Dans tous les cas, je vous souhaite tout le bonheur et la même richesse que mon expérience à l’étranger car elle m’a transformée. Elle m’a grandi et a permis aujourd’hui d’être meilleur qu’avant.

Des bisous en manque d’amour dans ce monde.

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Trouver les petits bonheurs quand on entreprend

Certains jours de ma première société, je me faisais absolument et terriblement suer, la routine. A contrario, les journées de ma seconde entreprise étaient terribles, un épuisement physique.

Alors dans tout ça, faut tenir

Pour tenir, il faut donc trouver les petits bonheurs quotidiens, ceux qui vont vous faire plaisir, ceux qui vous font dire C’est vraiment cool ce que je fais ou J’ai pas vu la journée passée. Bien sûr qu’il ne sera pas là tous les jours, sinon le bonheur s’affadit mais on peut en trouver souvent. Voici le bonheur que j’ai repéré.

Mes petits bonheurs

Voir la satisfaction du client en direct. Lorsque j’ai présenté des maquettes de sites internet lors de ma première société ou lorsque mes clients mangeaient leur petite pâtisserie à la française, je regardais les regards, les visages pour y déceler la réaction. C’est un vrai bonheur de voir que la personne est satisfaite, heureuse, que ce que l’on a fabriqué lui convient.
Je suis ce genre de personne qui prend plus de plaisir à partager et à offrir qu’à recevoir alors forcément ces moments ont été importants.

Vivre le moment présent. Lorsque vous êtes dans le jus, à bosser comme un fou depuis 12 voir 18 mois, vous êtes devenu aveugle. Vous êtes la tête dans le guidon. Alors moi, j’aimais dans la mesure du possible m’arrêter (oui parfois, on a pas le choix, faut pédaler) et contempler ce que j’avais fabriqué. Moi c’était les matins où il y avait moins de monde dans la boutique, je me mettais à la table comme un client, et je prenais un café en contemplant la rue. Et je profitais, j’étais heureux d’être là, dans ce que j’avais créé. Prendre du recul, mettre en pause l’activité 5 minutes et se dire que ce que l’on fait est beau. Votre projet est beau, votre énergie incroyable, vous êtes fort. Dites-le et ressentez-le.

Utiliser son indépendance. Beaucoup d’entrepreneurs se lancent car ils désirent devenir autonomes, prendre eux-mêmes les décisions importantes pour leurs vies et leurs boulots. Alors allez-y, prenez les décisions ! Personnellement, c’est le moteur de tout. Décider, poser le pour et le contre, réfléchir et agir. C’est pour cela que nous sommes là, acter. Il ne faut donc pas avoir peur de froisser les gens, de dire non, de choisir, c’est à nous que les erreurs seront reprochées, par les banques, par les salariés, par les associés, alors c’est à nous de décider.

Aimer les bilans annuels. Chaque année, le même rituel avec le comptable, il faut faire le bilan, les chiffres, les opérations, et surtout savoir si l’année a été profitable. Essayez d’en trouver du plaisir même si vous n’aimez pas ça. Voyez plus loin que les chiffres, voyez tous ces gens que vous avez rendu heureux, ces salaires versés pour faire vivre vos collègues et votre famille, ces machines acquises qui sont votre patrimoine, cette surface louée qui est devenue votre second chez vous. Bref, contemplez votre oeuvre résumée en un tableau Pertes et Profits.

Vous trouverez d’autres bonheurs, bien sûr. L’important, c’est de tenir et de réussir à finir son année en vie :) alors relativisez, soyez positif, tout ceci n’est que du business finalement…

Des bisous, on manque d’amour dans ce monde.

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