#Entrepreneurs : que faire en cas de coup de mou ?

Vous bossez, vos journées sont bien remplies. Le temps passe tellement vite quand on est à son compte ! Lorsque l’on bosse autant, les moments où le corps ne suit plus peut être fatal. Les moments où le moral flanche est terrible.

Alors que faire ? Voici trois petits conseils qui m’ont fait tenir.

S’arrêter et prendre du recul

Il faut faire des pauses. Je suis un acharné du travail, j’ai enchaîné des semaines pour Noël ou Pâques à 90, 100 heures par semaine, je ne faisais que bosser et dormir. Et pourtant, je vous assure, les conséquences peuvent être terrible. Pour ma part, ce fut des erreurs entraînant des coupures importantes, et des douleurs chroniques aux épaules que je traine encore aujourd’hui.

Il faut savoir s’arrêter. Faire des pauses !

Perdre de l’argent plutôt que la santé

Alors s’arrêter, c’est facile à dire mais cela coûte de l’argent ! Tant pis. Je vous le dis, tant pis ! Il faut savoir perdre de l’argent pour se reposer. Une semaine de chiffre en moins est quelque chose d’énorme mais les bénéfices d’une pause seront plus importants sur le long terme pour vous-même et votre moral.
Reposez-vous !

Prendre du recul, aussi dans la tête

Posez-vous. Prenez un café ou un thé et pensez. Soyez face à vous même. C’est vraiment beau d’entreprendre, d’être à son compte, d’avoir créé.
Vous avez même peut-être la chance de faire vivre des familles avec vos salariés. Prenez du recul. Que se passe-t-il ?
Pourquoi votre moral est en baisse ? Problème de chiffre d’affaires ? Problème technique ? Problème de clientèle ?
J’ai toujours l’habitude de déstresser en une phrase : à tout problème, il existe une solution. Je vous l’assure !

Vous avez un problème, il existe une solution !

Trouver calmement la solution et positiver

Il a fait -40°C à Chicago lorsque j’avais mon café français. J’arrive alors à la boutique : le chauffage ne fonctionnait plus. Il y avait de la buée dans la vitrine réfrigérée car elle était plus chaude que l’intérieur de la boutique ! Il faisait donc 0 degré à l’intérieur. J’ai appelé immédiatement le chauffagiste qui me dit qu’il ne peut pas venir avant le surlendemain à cause des nombreux appels qu’il reçoit. C’est la panade. On est d’accord !

Nous l’avons pris calmement. Pas de chauffage, pas d’ouverture de boutique. Nous avons donc profité, tous les salariés et nous-même, d’un jour de congé supplémentaire. Cela coûte de l’argent bien sûr, le manque à gagner et les salaires, mais honnêtement quand on peut rien faire de plus, il ne faut pas se prendre la tête et profiter de la vie.

Le chauffage a été réparé, mais trois jours plus tard, il est retombé en panne. Il ne faisait plus que -20°C. Idem, pas de chauffagiste, nous avons foncé au supermarché Target, acheté 3 chauffages d’appoint et puis le problème était réglé : à chaque soucis, une solution.

Des bisous, on manque d’amour dans ce monde.

Photo by whoislimos on Unsplash

Trouver les petits bonheurs quand on entreprend

Certains jours de ma première société, je me faisais absolument et terriblement suer, la routine. A contrario, les journées de ma seconde entreprise étaient terribles, un épuisement physique.

Alors dans tout ça, faut tenir

Pour tenir, il faut donc trouver les petits bonheurs quotidiens, ceux qui vont vous faire plaisir, ceux qui vous font dire C’est vraiment cool ce que je fais ou J’ai pas vu la journée passée. Bien sûr qu’il ne sera pas là tous les jours, sinon le bonheur s’affadit mais on peut en trouver souvent. Voici le bonheur que j’ai repéré.

Mes petits bonheurs

Voir la satisfaction du client en direct. Lorsque j’ai présenté des maquettes de sites internet lors de ma première société ou lorsque mes clients mangeaient leur petite pâtisserie à la française, je regardais les regards, les visages pour y déceler la réaction. C’est un vrai bonheur de voir que la personne est satisfaite, heureuse, que ce que l’on a fabriqué lui convient.
Je suis ce genre de personne qui prend plus de plaisir à partager et à offrir qu’à recevoir alors forcément ces moments ont été importants.

Vivre le moment présent. Lorsque vous êtes dans le jus, à bosser comme un fou depuis 12 voir 18 mois, vous êtes devenu aveugle. Vous êtes la tête dans le guidon. Alors moi, j’aimais dans la mesure du possible m’arrêter (oui parfois, on a pas le choix, faut pédaler) et contempler ce que j’avais fabriqué. Moi c’était les matins où il y avait moins de monde dans la boutique, je me mettais à la table comme un client, et je prenais un café en contemplant la rue. Et je profitais, j’étais heureux d’être là, dans ce que j’avais créé. Prendre du recul, mettre en pause l’activité 5 minutes et se dire que ce que l’on fait est beau. Votre projet est beau, votre énergie incroyable, vous êtes fort. Dites-le et ressentez-le.

Utiliser son indépendance. Beaucoup d’entrepreneurs se lancent car ils désirent devenir autonomes, prendre eux-mêmes les décisions importantes pour leurs vies et leurs boulots. Alors allez-y, prenez les décisions ! Personnellement, c’est le moteur de tout. Décider, poser le pour et le contre, réfléchir et agir. C’est pour cela que nous sommes là, acter. Il ne faut donc pas avoir peur de froisser les gens, de dire non, de choisir, c’est à nous que les erreurs seront reprochées, par les banques, par les salariés, par les associés, alors c’est à nous de décider.

Aimer les bilans annuels. Chaque année, le même rituel avec le comptable, il faut faire le bilan, les chiffres, les opérations, et surtout savoir si l’année a été profitable. Essayez d’en trouver du plaisir même si vous n’aimez pas ça. Voyez plus loin que les chiffres, voyez tous ces gens que vous avez rendu heureux, ces salaires versés pour faire vivre vos collègues et votre famille, ces machines acquises qui sont votre patrimoine, cette surface louée qui est devenue votre second chez vous. Bref, contemplez votre oeuvre résumée en un tableau Pertes et Profits.

Vous trouverez d’autres bonheurs, bien sûr. L’important, c’est de tenir et de réussir à finir son année en vie :) alors relativisez, soyez positif, tout ceci n’est que du business finalement…

Des bisous, on manque d’amour dans ce monde.

Photo by bruce mars on Unsplash

Je suis têtu et très méthodique : deux défauts utiles à la création d’entreprise

J’ai créé deux entreprises, l’une en France à Paris et l’autre à Chicago dans l’Etat de l’Illinois aux USA. Cela vaut ce que ça vaut mais mon expérience peut sûrement vous aider.

On commet des erreurs, on voit grand, on imagine les millions qui tombent du ciel. Redescendez, soyez focus sur deux uniques choses : vos clients et votre bonheur.

Je ne suis pas plus bête ou plus intelligent que les autres mais j’ai une force que d’autres n’ont pas : je suis têtu et très méthodique. Très têtu, on me le reproche souvent. C’est pour cela que j’ai réussi à tenir, j’en suis persuadé aujourd’hui ! Il en faut de l’abnégation pour développer deux entreprises pendant presque 10 ans, dont l’une à l’étranger. Faut pas se leurrer, se lancer c’est le plus facile, tenir, c’est tenir qui est le plus dur !

Je vous conseille d’être aussi un peu têtu et méthodique, je pense que ce sont deux ingrédients rares et utiles à la création d’entreprise.

Être têtu

Si vous pensez que la bonne solution est la solution A, mais que votre meilleur ami ou bien votre famille vous affirme que non, c’est avec la solution B que vous iriez plus loin : écoutez-les et imaginez votre projet de façon objective. Mais privilégiez votre propre solution si les deux solutions sont possibles. Vous ferez bien meilleur commercial si vous croyez à votre solution. Vous serez bien plus heureux en vous rendant compte que vous aviez raison.

Tout le monde a son avis sur tout le monde. Tout le monde vous dira comment gérer votre business alors que personne n’a les balls de se lancer. Vous, si. Vous êtes maître à bord. Je préfère personnellement me planter en prenant les décisions que j’assume. Je ne vous dis pas de ne pas écouter les autres, c’est très important d’écouter les retours des amis, familles, mais d’abord et encore : écoutez vos clients et écoutez votre instinct.

Être méthodique

C’est un grand mot. C’est classe. Quand j’utilise ce terme, c’est grosso modo pour vous dire que rien ne s’improvise. Je ne crois pas au gars qui se lance sans tableurs avec des chiffres, sans une petite analyse du marché.

Enfin, j’en connais si, ils ont fermé leurs entreprises.

Lorsque je faisais tourner Maison Parisienne à Chicago, j’avais récupéré les recettes des produits que l’on vendait afin de calculer au gramme près combien chaque produit coûtait. J’avais également pris en compte le kWh pour chaque cuisson et le temps homme passé. Bien sûr que c’est chiant à faire, je n’ai pas vraiment apprécié les longues heures à regarder les tickets de caisse de mes fournisseurs mais honnêtement, est-ce que ce ne sont pas ces heures qui ont comptées le plus dans l’aventure ?

J’ai pu en déduire la vraie marge brute, augmenter mes prix, justifier mon discours auprès des clients, prouver la qualité et enfin optimiser notre offre : bref in-dis-pen-sable !

Soyez méthodique ! Récupérez le plus d’informations sur votre production, votre temps passé, vos coûts cachés, votre marché, le marché voisin, la rue où votre entreprise se situe si vous avez une boutique, votre ville, l’économie de votre pays, analysez, lisez, mangez de l’infos jour et nuit jusqu’à ne plus pouvoir bouger d’indigestion.

Soyez méthodique ! Rangez ces informations dans des sheets utiles pour vos décisions et faites des calculs simples automatiques (il suffit de mettre = égal dans une case excel ou sheet pour faire un calcul automatique, clic clic ici pour en savoir plus sur les opérations possibles dans les tableurs)

Faites et refaites. Faites et refaites. Faites et refaites. Arrêtez-vous de travailler sur un sujet quand vous n’en pouvez plus et revenez-y deux jours après pour le finir définitivement.

Ne soyez pas parfait, il vaut mieux un travail fini mais imparfait qu’un travail jamais fini.

Têtu. Méthodique. Des bisous, on manque d’amour dans ce monde.

Photo by Nick Morrison on Unsplash

Ahah, il parle de blog en 2019 !

Les blogs. Ah ! Je vois que certains sourient au fond, les blogs c’est hasbeen.

Tu penses ce que tu veux, d’ailleurs je te tutoie si j’ai envie, je suis sur mon blog (en vrai, je vais te vouvoyer mais là je fais semblant). Ce n’est pas hasbeen, rien n’est hasbeen, pas même les chats Skyrock.

Non, cela ne dessert en rien un individu de poser par écrit sur un blog l’objet de ses réflexions. Au contraire, à l’heure où tout est rapide et immédiat via les réseaux sociaux pros ou persos, je trouve très intéressant de se confronter à la page blanche.

Marre, mais marre de la bienséance !

Par contre, je passe un contrat : ici que la vérité, celle toute crue qui fait mal. Pas de langue de bois.

Ba oui ! Pourquoi je lis Jean-Christophe Grangé plutôt qu’un autre auteur de polar ? Pour le ton et l’écriture !
J’en ai vraiment marre de me poser la question des conséquences de ma façon d’écrire sur internet. Va-t’il y avoir des conséquences ? Est-ce que je peux mettre des mots un peu familiers comme coui****, ou dois-je mettre plutôt carrément le mot couilles, ou bien je dois trouver un synonyme plus sérieux comme testicules, au risque de paraître cucul la praline ? Tant de questions qui n’auront aucune réponse dans ce paragraphe. Je m’en bats les joyeuses.

Mon sujet, mon blog

Je parle comme j’écris et l’inverse. Ceux qui me connaissent reconnaissent mon ton de voix dans ce que j’écris et donc vous trouverez dans ces quelques articles partagés ici la façon dont je m’exprime, parfois avec finesse, rarement soutenue, très souvent de façon naturelle.

Après mûre réflexion, je me suis dis que le sujet de l’entrepreneuriat pouvait être utile car c’est un sujet sur lequel quelques amis m’ont interrogés. Je suis allé plus loin. Être heureux quand on entreprend, c’est encore mieux non ? Voilà le thème :

🎉 Devenir un entrepreneur heureux ! 🎉

Poser mes réflexions sur le sujet peut finalement servir à d’autres. Même une seule personne me contentera.

Des bisous, on manque d’amour dans ce monde.